Ma Marseillaise à moi

Par dimanche, août 14, 2016 0 No tags Permalink 1

Elle raconte des histoires, elle exagèreMais il faut la croireMa Marseillaise à moi elle passe des heures à regarder la mer.*

J’ai posé un doigt, juste là. Sous mes paupières fatiguées. Pour tenter de lisser ce que le temps commence à semer. Je n’aime pas ces premières rides, ces petites étincelles qui me rappelle que le temps passe. 30 ans ce n’est rien, pourtant. Je le sais, j’ai une grand-mère qui a 96 ans et qui me dit si souvent que je suis toujours sa pitchoune. Existe-t-il une crise de la trentaine ?

Cet été j’ai eu besoin de cocons, de moments de sérénité, émaillés d’instants festifs et vivants. J’ai eu besoin de me nourrir de ce qui me faisait envie, sans réfléchir. De prendre le temps, de savourer la crème de chaque café, le goût fruité de chaque huile. Ces accompagnements que parfois l’on oublie et qui font pourtant la saveur de chaque plat.

En Italie, je me suis imaginée dans d’autres villes, dans d’autres vies. Si j’étais née ici, dans cette bâtisse ancienne, perdue en Toscane au milieu des oliviers. Ce calme et cette beauté. Celle de la nature qui s’impose doucement. En d’autres temps, en partant j’aurais été tellement frustrée. Mais j’ai été si heureuse de rentrer dans une ville qui abrite le bleu de la mer. Une ville dont la folie vivante et chaleureuse est bercée de douceur. Où je me sens bien. J’ai été triste, et tellement touchée, que l’actualité une fois de plus, nous prive de ce sentiment de sérénité. Celui-là même qui est indispensable pour poser un pied devant l’autre. Je sais que la vie est fragile, bien trop. Mais je n’aime pas que l’on vienne me le rappeler.

J’ai alors coupé l’actualité qui s’invite de façon trop maladroite dans ma façon de penser. Ne pas hurler avec les loups.  Ne pas se laisser embarquer. Ne pas regarder dans mon dos quand je suis assise à la plage face aux vagues. Jai décidé de recréer cette petite bâtisse perdue au milieu des oliviers, au fond de moi, rangée juste à côté du bleu de la mer. Ce petit espace de sérénité.

Dans 15 jours c’est la rentrée. Suis-je prête ? Je ne sais pas. Je suis déjà rentrée chez moi. Et c’est déjà assez et tellement pour moi. Et alors que le soleil est haut et rassurant, je me repasse en boucle cette chanson que j’aime tellement. Ma Marseillaise à moi.

*Ma Marseillaise à moi elle est
Chaleureuse et ensoleillée
Elle se réveille de bonne humeur
Elle chante en arrosant ses fleurs

Elle raconte des histoires
Elle exagère
Mais il faut la croire

Ma Marseillaise à moi elle passe
Des heures à regarder la mer
Du haut d’son balcon vers la Cannebière
Elle se régale de la couleur du ciel

Et si ses frères ont émigré au Nord
Elle préfère rester près du Vieux Port

Ma Marseillaise à moi elle est
Courageuse et entreprenante
Elle aime se rendre appétissante
Généreuse et attirante

Comme toutes les femmes de caractère
Elle s’enflamme parfois en un éclair

Ma Marseillaise à moi
Elle égale toutes les femmes de la terre
Elle est unique à l’évidence
Sauf qu’elle est née au Sud de la France

Charles Elie Couture

Crédit photo : My Chuchotis

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Maîtresse

Je m’étais dit, si tu réussis le concours tu te l’offres. Elle est belle cette robe, c’est une petite folie, mais c’est aussi la parfaite tenue. Pour ta première rentrée en tant que maîtresse.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Ma grande prairie

Par mardi, juin 14, 2016 2 No tags Permalink 0


Depuis quelques temps déjà, cette grande prairie s’invite au fil des conversations, spontanément, comme si nous étions sensés savoir de quoi il retourne. Et bien non, nous cette grande prairie nous n’y sommes jamais allés. Mais il nous invitera, il nous l’a promis.

Rendez-vous sur Hellocoton !

30 ans

Par mercredi, mai 25, 2016 6 No tags Permalink 0

Café allongé, s’il vous plaît. La tasse brûlante, celle à moitié pleine, celle totalement vide. Ce petit goût amer dont je ne pourrais me passer.

30 ans.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Les chaussettes dépareillées

Par samedi, avril 16, 2016 8 No tags Permalink 0

« Les matins se suivent et se ressemblent. Quand l’amour fait place au quotidien. (…) C’est drôle hier, on s’ennuyait et c’est à peine si on trouvait des mots pour se parler du mauvais temps »

J’ai effacé la photo de profil avec mon voile de mariée. J’ai rangé toutes les photos dans un petit dossier. Celles où nos sourires ont l’air parfaits.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Lettres à Lou

Petite pause non voulue, en tout cas non réfléchie. J’ai délaissé les réseaux sociaux, les médias, Internet en général pour me focaliser sur mon concours. Je me suis immergée dans mes livres de révisions et dès que j’en sortais, l’envie de mettre mon visage au soleil, boire un café en terrasse en feuilletant un magazine, me promener en bord de plage avec le vent (trop fort) dans la tête était bien supérieure à celle de mettre mon nez devant l’écran.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Van Gogh

Par jeudi, avril 7, 2016 0 No tags Permalink 0

Je passe ma vie à observer la mienne. A me demander si son image est au plus proche de ce qu’elle est réellement.

Est-ce que je fais vraiment partie du tableau ou est-ce que je me contente de le regarder, en me balançant d’un pied sur l’autre, faisant semblant d’en comprendre les coups de pinceaux, car il faut bien faire illusion, j’ai payé le billet d’entrée.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Se défendre en douceur


Dire que j’ai succombé à la fatigue et aux microbes cet hiver serait un euphémisme. Constat d’autant plus frustrant que c’est mon premier hiver dans ma nouvelle ville de bord de mer, loin de la promiscuité du métro parisien. Je ne m’attendais donc pas vraiment à être si sujette aux virus.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Juste un pas de danse

Par vendredi, mars 4, 2016 2 No tags Permalink 0


En commençant la danse contemporaine en novembre dernier, j’ai découvert à quel point il est agréable de pratiquer une activité que l’on aime, quel que soit son niveau. Je ne sais pas si je suis bonne en danse, je ne sais pas si je suis gracieuse, je n’ai pas le recul nécessaire en me voyant dans la glace, mais ce qui est sûr c’est que je ne me serais jamais cru capable de ça.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Il y aurait tout

Par lundi, février 22, 2016 10 , , Permalink 0

Il m’a embrassée pour me dire au revoir, comme on caresse un chien dans la rue, avec une affection distanciée et lointaine, plus par réflexe que réelle envie.

Rendez-vous sur Hellocoton !