Papillon

Par mercredi, avril 22, 2015 8 No tags Permalink 0

photo« Papillon » il a dit dans mon dos, alors que je pensais profiter de quelques minutes rien qu’à moi sous la douche.

J’ai regardé autour de moi, dans la salle de bain, dans la baignoire où j’étais assise : il n’y avait rien.

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Dis au revoir

Par mercredi, avril 15, 2015 2 No tags Permalink 0

aleida

Elle a pleuré un peu. Je suis restée sur le côté sans trop savoir quoi faire.

Il lui avait apporté une rose. C’était mon idée, la rose. Tout à coup je n’en étais plus trop sûre. Je ne sais pas si c’est ce qu’on offre quand on quitte quelqu’un.

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Inconditionnel

10733462_10152864916354379_4613333511111601381_oJe sais que c’est temporaire, que c’est de ton âge, que c’est normal. Que tu t’affirmes, que tu exploses, que tu en as besoin pour grandir. Que je ne dois pas prendre personnellement tes cris, tes pleurs, tes crises. Que je dois attendre que l’orage passe.

Je n’ai jamais aimé les râleurs, les lunatiques…avant toi.

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Je vis sur cette planète sans filet

Par dimanche, mai 11, 2014 30 No tags Permalink 1

Je n’ai pas de plan B. Je n’ai pas de deuxième chance. J’ai mis toutes mes cartes sur la table. Ce serait confortable de penser à un au delà. Une réincarnation fruitée ou végétale. Un paradis aux nuages molletonnés. Une âme paisible qui erre entre les vivants.

Des lieux spirituels j’en ai vu, des petites chapelles corses perdues en montagne au sol immaculé de la mosquée d’Abu dhabi, en passant par le silence des touristes au sein du Sacré Cœur.

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Laisser la vague te submerger

Par dimanche, avril 13, 2014 4 No tags Permalink 0

N’enlève pas ton bavoir. Non on n’a pas fini. Regarde il reste un dessert. Un yaourt. Ouvre la bouche. Voilà. Il est à quoi ton yaourt? Tu sais pas? Moi non plus je ne sais pas, c’est pas écrit. Tu sais dans la vie ce n’est pas grave de ne pas tout savoir. C’est même mieux. Les gens qui savent tout ça n’existe pas. Et ceux qui pensent tout savoir ce sont les pires.

Moi je ne sais rien. Je ne sais pas de quoi demain sera fait. Et ces gens-là ils essaient de te le dire. Ils ont tout compris eux. Ce que tu dois penser. Ce que tu dois ressentir. Ils te posent des milliers de questions, ils veulent tout savoir. Mais ils ont déjà la réponse. Ils n’écoutent pas vraiment la tienne. Et si tu t’avises de trébucher ils regarderont ailleurs. S’arrêter c’est prendre le risque de tomber aussi. Ces gens-là ils ne comprendront jamais tes mains qui heurtent le sol. Ton souffle coupé. Pour eux la vie continue de tourner. Ces gens-la ce sont des empêcheurs de tourner en rond. Ils se trouvent entre la surface et le fond : ils t’empêchent de taper du pied pour remonter.

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Mais qui étais-je donc?

Par mardi, janvier 7, 2014 31 No tags Permalink 0

Il y a quelques années, alors que j’étais encore en mode no kids, que je trainais mes baskets pour le simple plaisir de flâner et « que me faire plaisir » signifiait un merveilleux combo soldes-restau-ciné et non un film acheté sur VOD avec livraison de sushis, j’avais vécu la scène du manège. Tout le monde a vécu cette scène.

En l’occurrence il s’agissait de mon cousin avec lequel je me baladais, et qui, sans raison aucune avait payé un tour de manège à son bébé. Un petit manège sans grand intérêt avec aucun enfant dedans. Je devais faire une tête atterrée car je me souviens que mon cousin m’avait dit « je sais mais…tu verras quand tu seras parent ». Je m’étais offusquée quant au coût du tour (environ 2€) de la faiblesse de mon cousin qui ne pouvait passer devant un manège sans en offrir un tour à son fils, et du manque d’intérêt de l’activité puisqu’il n’y avait aucune ambiance, aucune sensation, aucun autre enfant : bref le vide ultime à mes yeux.

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Et enfin tu es là

Par vendredi, octobre 11, 2013 15 No tags Permalink 0

247757_10151247776729379_2102250950_nOn s’est rendus à la maternité, comme d’habitude tous les deux.

Histoire de voir si tout allait bien pour toi. On a regardé d’un œil lointain cette ultime écho. Ce n’était plus à travers un écran qu’on avait envie de te voir. On était le jour du terme. Ce jour J encadré, coché, rayé. Prononcé fièrement depuis des mois. Attendu. Le genre de date où quand tu prends un yaourt dans le frigo tu te dis : « quand ce yaourt sera périmé le bébé sera là. »

La sage-femme m’a sortie de mes pensées pour me dire que t’étais bien enraciné dans mon bidon, que t’avais de l’eau pour continuer à faire de jolis plongeons encore un bout de temps. Qu’on se reverrait la semaine prochaine, pour te provoquer. Je l’imaginais avec une petite épée en train de me piquer le bidon, pour te provoquer en duel et te faire sortir. Non, je ne voulais pas. Je voulais une surprise, des contractions, un réveil en pleine nuit et de l’eau sur les pieds.

On est rentrés en bus. J’ai roulé mon bidon, le cœur dans les talons. On s’est assis tous les deux dans un petit bar de notre quartier. Mon ventre n’avait jamais pris autant de place. On venait là pour la première fois. J’ai noyé mon chagrin dans un grand café crème et je suis rentrée. Ton futur père est reparti vers son boulot. Sans imaginer qu’aujourd’hui même tout allait s’emballer et que dans quelques heures tu serais dans nos bras.

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Génération désenchantée

Par vendredi, septembre 13, 2013 13 No tags Permalink 0

Henrik SorensenOn nous avait vendu du rêve,  des promesses d’épanouissement personnel et professionnel, des vies où l’on aurait tout choisi et où l’on serait les rois.

A coups de « passe ton bac d’abord » de valorisation de nos stages, d’une élite qui ne serait que diplômée, on nous avait promis que l’on mettrait le monde à nos pieds. On a fait de la communication, du marketing, du commerce et plein de choses qui riment avec international. On nous a dit qu’il fallait continuer le plus longtemps possible et partir à l’étranger. Mais à part enchaîner les histoires d’un soir dans toutes les langues et les beuveries étudiantes, on n’a pas trop compris ce qu’on foutait là. On nous a dit d’être des requins, de négocier nos salaires, de montrer ce qu’on vaut, de regarder droit dans les yeux. Et on s’est pris une gifle en pleine gueule.

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Les vies en attente

Par mardi, août 27, 2013 6 No tags Permalink 0

Je vois des gens qui remettent des choses à plus tard, des voyages, des passions, des enfants, des déclarations d’amour, des reproches ou des vérités. Qu’importe ces choses, ce sont leurs rêves.

J’ai parfois l’impression que ces gens n’ont pas vu que la vie file.

Je vois des gens qui n’aiment pas souffler leurs bougies. Qui n’aiment pas que les années avancent. Car en fait elles avancent sans eux. Elles les tirent, les poussent, mais ils ne se pressent pas, ils ont le temps. Ils sont là pour longtemps.

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