Un autre jour pas comme les autres

Par vendredi, août 29, 2014 1 , Permalink 0

CaptureL’an passé j’écrivais CA. Hier c’était encore son anniversaire et je ne ressens déjà plus tout à fait ça. Parfois la colère fait place à d’autres sentiments assez indéfinissables. Lassitude, tristesse, nostalgie? Je ne sais pas. C’est comme si ce sentiment évoluait. Pas de manière égale, c’est plutôt fluctuant. Il y a des retours en arrière. Des interrogations. Du manque, toujours. De la peine. Mais une peine qui se déplace, qui vit sa vie, me touche pour d’autres raisons. En tant que maman bien sûr, je le vis et le ressens différemment.

Je ne vais pas faire un article larmoyant. Je retiens que nous sommes dans la vie. Toujours. Malgré tout.

Je retiens cette phrase récente de ma mère : « Oui il y a des gens plus heureux que nous, mais il y en a aussi d’autres plus malheureux. Ne t’y arrêtes pas, c’est comme ça ». Si vous saviez à quel point je l’admire pour arriver à formuler ces mots.

Dans cette société où tout est normalisé, où les pieds en éventails, les sourires de familles, les vacances au bout du monde s’affichent sur Internet, c’est délicat de confronter son bonheur à celui des autres. Alors vous imaginez quand il s’agit de malheur. Difficile de ne pas se poser cette question : « pourquoi moi? ».

Lorsque j’avais 15 ans j’ai participé à un projet associatif. A la base j’avais juste demandé à rencontrer des gens « comme moi ». J’avais ce besoin de me confronter à d’autres, de savoir que je n’étais pas seule. Nos témoignages de frères et sœurs endeuillés a donné lieu à un documentaire sous forme de DVD, à l’attention d’autres familles concernées, dans des hôpitaux. Alors que je tentais de mettre des mots sur ma peine, voilà que ces mots pouvaient en aider d’autres.

C’est à cette époque que j’ai compris la force et l’importance du témoignage. A quel point les deux parties sont gagnantes : celle qui s’exprime et celle qui reçoit. C’est aussi à ce moment-là que se sont forgées mes envies d’écriture, d’associatif.

Malgré tout l’intérêt de ce témoignage, j’avais menti au lycée pour cacher ces deux week-ends de tournage. Ne pas avouer que j’appartenais à la secte des gens malheureux, celle qui fait peur, celle qu’il faut éviter. A la vision du documentaire, je l’avais encore plus caché, je me trouvais moche. A l’époque j’avais coupé mes cheveux et les avais teints en noir. On exprime sa peine comme on peut quand on a 15 ans.

Depuis j’espère que ce film a servi. J’essaie parfois d’imaginer les personnes qui l’ont visionné. Dans quelles conditions. J’espère sincèrement que ces mots, ces images, les ont aidées.

Aujourd’hui ce blog n’est sans doute pas un hasard. Pas plus que tous ceux que je parcours et qui parfois à la lecture d’un article me font un bien fou, m’apportent énormément, me guident. Car je ne suis pas seule grâce à eux et j’espère que vous l’êtes un peu moins grâce à moi.

Il y a quelques articles que je souhaitais vous faire partager. Des articles qui m’ont émue. Qui m’ont fait réfléchir. Qui m’ont marquée. Si vous êtes concernés, ou non, peut être qu’ils vous parleront à vous aussi.

Parce que ces personnes là sont dans la vie et que leur témoignage est précieux.

Car derrière tout ça, derrière leurs mots, il y a ce sentiment de partage qui manque parfois tellement. Se dire qu’on n’est pas seul et qu’on peut y arriver après ça. Et que d’autres se sont racontés aussi, avant ou après nous. Qu’ils ont redressé la tête un jour et avancé. Ces gens dont j’admire la plume, la force de caractère, se sont relevés. Comme beaucoup d’autres. Plus heureux ou plus malheureux, peu importe.

Et bien sûr le site Over Ze Rainbow, qui est né de cette idée de partage à l’initiative de deux blogueuses, dont je vous parlais ICI.

Et puis bien d’autres…

 

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1 Comment
  • Miss MLL
    août 29, 2014

    Déjà un an.
    Courage ma belle continu d’écrire

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